Lundi 18 juin 2018

Une famine de parole (Amos 8,11-14)


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Si l’image de l’éclipse illustre la chute soudaine de la prospérité économique, ces versets rappellent que l’essentiel de la vie n’est pas dans l’abondance de biens matériels, mais dans une parole qui nourrit et guide. Lorsque la parole a disparu, le peuple erre à sa recherche. La catastrophe décrite n’est pas celle d’un cataclysme économique ou naturel qui conduit à une famine matérielle générale, mais celle d’une perte des repères et des valeurs qui permettent la vie en société. Pour le prophète, ces valeurs sont dans les paroles de Dieu, à savoir dans ses commandements. Le Dieu de la parole réduit donc au silence et à l’implosion de la société humaine. Oracle de condamnation définitif ou appel à réfléchir au sens profond de la vie individuelle et collective? Amos oriente résolument le débat sur le sens de l’existence. La sécurité économique et politique, le « risque zéro », n’est pas un dû ni une promesse divine. Dieu promet un chemin avec des hauts et des bas. Amos annonce des bas. Mais Dieu relève celui qui est tombé. La flamme de l’espérance n’est jamais éteinte. Amos annonce aussi l’exil. L’exil est une épreuve qui peut être constructive, comme nos exils modernes qui, souvent, permettent des rencontres a priori improbables.

Nathalie Schopfer

Prière: Seigneur, aide-nous à vivre jour après jour de ta Parole. Que ta Parole soit notre moteur et le fil conducteur de nos vies.  

Référence biblique : Amos 8, 11 - 14

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